310                       Les Spectacles de la Foire.
tomime du même auteur (3 février 1741), et Y Amour dans A trom­peur, trompeur et demi, divertissement également du même auteur (3 février 1742). A la foire Saint-Laurent de 1740, elle jouait dans la troupe de Jean-François Colin que sa mère avait épousé en secondes noces. Une troisième demoiselle Restier faisait aussi partie'dela Grande Troupe étrangère ae 1740a 1742 et a joué entre autres rôles : une suivante de Columbine dans les Dupes, ou Rien n'est difficile en amour ; une paysanne dans la Fete anglaise, et Lisette, suivante de Columbine, dans le Diable boiteux, pantomimes de Mainbray.
{Dictionnairedes Thiâtns, I, 230, 322 ; II, 304, 3S-, 54--)
Voy. Colin.
R EUFFLET (François), né vers 1751, était en 1778 pre­mier danseur dans la troupe' de Lécluze.
L'an 1778, le jeudi 24, feptembre, fept heures du foir, nous Hubert Mutel, etc., fur l'avis à nous donné que trois particuliers viennent d'avoir querelle cnfemble dans le café dépendant du fpectacle du fleur Léclufe, au préau de la foire Saint-Laurent, et viennent d'être arrêtés et conduits au corps de garde de la Garde-Françoise, dans le préau de ladite foire, nous nous fommes tranf-porté audit corps de garde, où étant eft comparu par-devant nous fleur Tho­mas Lamarre, fergent-major, commandant la garde françoise dans l'enclos de ladite foire : Lequel nous a fait rapport et dit que lui ayant été donné avis que trois particuliers dont un nommé le fleur Pierre Bergerat, le deuxième François Reufflet et le troifième Jacques Guillaumot, venoient d'avoir que­relle enfemble dans le café près le fpectacle du fleur Léclufe, dans le préau de ladite foire, et avoient ufé de voies de fait, il les a fait arrêter et conduire au corps dc garde et nous en a fait donner avis pour être fait ct ordonné ce que de raifon.                                                                                     '
Nous avons enfuite fait venir par-devant nous fucceffîvement lefdits trois particuliers arrêtés, lefquels enquis par nous féparément'l'ûn de l'autre, de leurs noms, furnoms, âge, pays, qualité et demeure et pourquoi ils ont eu querelle enfemble et ont ufé de voies de fait, ce qui eft contraire au bon ordre et a troublé Ia tranquillité publique dans ladite foire. Le premier, après fer­ment par lui fait de dire vérité, nous a dit fe nommer Pierre Bergerat, âgé dc 38 ans, natif de Paris, paroiffe Saint-Euftache, écuyer montrant aux fei-